Secteur 02 · Coactivité et sécurité
Propreté industrielle et logistique à Nantes
Sur un site industriel, la propreté est d’abord un sujet de sécurité. Un sol glissant, une allée mal balisée, un local social dégradé pèsent plus lourd que l’aspect général. C’est sur ces points que nos indicateurs sont construits.
Sommaire
Le marché nantais du secteur
La métropole nantaise concentre son activité industrielle et logistique sur quelques polarités bien identifiées : la zone d’Atlantis à Saint-Herblain, la zone industrielle de Carquefou, les secteurs d’activité de Rezé et de Bouguenais, et les emprises portuaires en aval. On y trouve autant de bâtiments logistiques récents, à grandes cellules et sols résine, que d’ateliers plus anciens reconvertis, aux sols hétérogènes et aux contraintes d’accès plus rudes.
La demande a nettement évolué en dix ans. Les donneurs d’ordre ne consultent plus seulement sur un prix au mètre carré : ils demandent un plan de prévention, les habilitations des intervenants, la traçabilité des produits et le suivi des consommations d’eau. Un dossier incomplet sur ces points élimine une entreprise avant même l’examen du prix, en particulier chez les logisticiens travaillant pour des donneurs d’ordre internationaux.
Contraintes propres au secteur
Ces six points reviennent sur la quasi-totalité de nos contrats de cette typologie. Ils déterminent l’organisation avant même le cahier des charges.
- Circulation permanente de chariots élévateurs : aucune intervention hors zone balisée et validée.
- Fenêtres d’intervention réduites à deux créneaux quotidiens, imposées par les équipes de production.
- Sols résine et béton quartzé, incompatibles avec les détergents alcalins forts.
- Eau résiduelle en allée : risque de glissade immédiat, contrôle de séchage obligatoire.
- Locaux sociaux à forte rotation : vestiaires et douches utilisés par trois équipes successives.
- Poussières fines et films plastiques sous racks, inaccessibles hors créneau dédié.
Prestations mobilisées
Trois prestations couvrent l’essentiel des besoins de ce secteur. Les autres interviennent ponctuellement, sur devis distinct.
Organisation type sur un site logistique de 6 000 m²
| Effectif | 3 agents, dont 1 chef d’équipe |
|---|---|
| Créneaux | 5 h 30 – 7 h 30 et 12 h 30 – 14 h 00 |
| Zones ouvertes simultanément | 1 seule, balisée |
| Plan de prévention | Révisé annuellement et à chaque changement |
| Périodique lourd | Samedi matin, 1 fois par mois |
| Décapage résine | 1 fois tous les 12 à 18 mois |
Indicateurs suivis pour ce secteur
Quatre indicateurs, avec leur cible et leur méthode de mesure. Ils figurent tels quels dans le reporting mensuel.
| Indicateur | Cible | Méthode de mesure |
|---|---|---|
| Événements de sécurité | 0 incident et 0 presque-accident imputable | Déclaration systématique, y compris pour un presque-accident sans conséquence. |
| Sol sec à la réouverture | 100 % des zones rendues sèches | Contrôle visuel du chef d’équipe et visa du responsable de site à la réouverture. |
| Consommation d’eau | ≤ 0,9 litre par m² lavé | Relevé des compteurs de l’autolaveuse rapporté aux surfaces traitées. |
| Rotation des zones sous racks | 100 % du calendrier annuel exécuté | Calendrier de rotation daté, coché et joint au reporting mensuel. |
Un chantier du secteur
Entrepôt logistique de 4 500 m², Atlantis
Chariots élévateurs en circulation dès 6 h. Sol résine incompatible avec les détergents alcalins employés par le prestataire précédent, déjà terni sur les allées principales. Locaux sociaux utilisés par trois équipes successives.
Découpage du bâtiment en six zones, une seule ouverte à la fois et balisée par nos soins. Autolaveuse autoportée à pression de brossage réduite, détergent neutre dosé à la centrale. Contrôle de séchage systématique avant réouverture d’allée.
Zéro incident et zéro presque-accident déclaré en vingt-deux mois. Consommation d’eau stabilisée à 0,82 litre par m² lavé.
Questions
Ils suivent l’accueil sécurité propre à chaque site avant leur première intervention, ainsi qu’une formation interne à la coactivité. Les habilitations spécifiques éventuellement exigées — travail en hauteur, risque chimique — sont acquises avant démarrage et leur validité est suivie dans notre dossier administratif, disponible sur simple demande dans le cadre d’une consultation.
Il arrête l’intervention et prévient immédiatement le chef d’équipe, qui alerte le responsable de site. Un compte rendu écrit est remis le jour même. Nous préférons perdre un créneau que faire travailler quelqu’un dans une allée mal sécurisée, et nous l’assumons vis-à-vis du client : cette règle est écrite dans notre plan de prévention type.
Oui, par relevé des compteurs des autolaveuses, rapporté aux surfaces effectivement lavées. Notre cible est de rester sous 0,9 litre par mètre carré, ce que permet le réglage du débit et l’usage de disques adaptés. Ce chiffre figure dans le reporting mensuel et sert de plus en plus souvent au client dans son propre bilan environnemental.